
Cher Réseau,
Peut-être partagerez-vous ce constat : entre les salariés et le travail, le divorce semble désormais consommé. Longtemps tenue pour évidente, cette relation s’est profondément effritée : désillusionnés, collaborateurs et cadres cherchent aujourd’hui à reléguer le travail dans les marges de leur vie. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la face solaire de l’institution Travail – apprendre, progresser, faire collectif – barbote-t-elle dans l’ombre des loisirs et du temps libéré ?
J'ai tenté de répondre à cette question dans cet ouvrage (préfacé par Vincent de Gaulejac) et l’angle d’attaque est assumé. Il s’agit de comprendre comment la « machine travail » broie les individus, puis les rapetisse jusqu’à en faire des « bonsaïs » organisationnels : adaptables, mais fragilisés et vulnérables.
L’ouvrage (le syndrome du bonsaï) met ainsi au jour les mécanismes concrets de domination ordinaire qui produisent management de la docilité et souffrance au travail. Autant le dire d’emblée, la charge est globalement lourde pour l’organisation. Mais elle ne s’arrête pas au constat.
La dernière partie de l’ouvrage se présente comme un manuel de résistance au management post-moderne. Après l’emprise, la déprise : une trousse d’urgence composée de huit contrepoisons organisationnels pour celles et ceux qui refusent de confondre adaptation et abdication.
Disponible dans toutes librairies fin mars 2026. En précommande via https://lnkd.in/e8pubchB ou chez vos libraires préférés.
